À seulement 24 ans, Julien Bompart s’impose comme une personnalité montante du paysage artistique français. Révélé par ses premiers projets indépendants et récemment remarqué à la télévision, ce jeune acteur construit un parcours singulier, nourri par une passion viscérale pour le cinéma et une sensibilité à fleur de peau. À l’occasion de sa participation à IFCARTS 2026, il se livre sans filtre au micro du journaliste Yanis Bargoin pour Epicurisme Mag, évoquant ses débuts, ses blessures, mais surtout cette flamme intérieure qui guide chacun de ses choix.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et vos débuts dans le cinéma ?
J’ai commencé assez instinctivement, juste après le lycée, avec des amis. On tournait des mini-films d’action, très inspirés du cinéma américain que j’adorais. C’est vraiment ce genre-là qui m’a donné envie de faire ce métier. En 2021, j’ai réalisé mon premier court-métrage. C’était artisanal, mais profondément sincère. On a écrit, tourné, monté… et surtout, on l’a partagé. C’est là que j’ai compris que raconter des histoires, c’était vital pour moi.
Votre parcours semble aussi marqué par une dimension personnelle forte…
Oui, clairement. J’ai traversé une période compliquée, notamment au lycée, entre harcèlement et difficultés familiales. Le cinéma est devenu une échappatoire, presque une nécessité. C’est comme si une flamme s’était allumée à ce moment-là. Elle m’a permis de me reconstruire, de m’ouvrir aux autres. Ensuite, j’ai travaillé comme animateur pendant trois ans. Être face à des enfants, capter leur attention, créer du lien… ça m’a énormément appris sur le jeu et la présence.

Quelles ont été vos premières expériences professionnelles marquantes ?
J’ai participé à plusieurs courts-métrages, souvent dans un cadre indépendant ou étudiant, ainsi qu’à des clips musicaux. Mais une étape importante a été mon premier rôle à la télévision, en mars 2025, dans la série Enquête parallèle. J’y incarne un apprenti ébéniste aux côtés de Florence Pernel et Jean-Baptiste Shelmerdine. C’était une scène courte, mais très intense. Une vraie immersion dans un cadre professionnel exigeant, diffusée aujourd’hui sur France TV.
Vous êtes également passé derrière la caméra…
Oui, j’ai réalisé récemment un moyen-métrage intitulé Black Case. C’est un film d’action policier avec une dimension romantique, presque tragique. Une histoire d’amour impossible entre un agent infiltré et une tueuse à gages. Ce projet, je l’ai porté de A à Z. Il est très personnel, nourri de mes influences et de mes émotions. Il sera bientôt projeté en avant-première à Lyon, avant un parcours en festivals.

Quelles sont vos références artistiques ?
Je suis très touché par Omar Sy, notamment dans Intouchables, qui reste mon film préféré. Il y a une sincérité, une humanité incroyable. J’admire aussi Camille Cottin pour sa liberté de jeu, sa capacité à tout oser. C’est exactement ce vers quoi je tends : une forme de vérité absolue dans l’interprétation.

Pourquoi avoir participé à IFCARTS 2026 ?
C’était un défi personnel. J’avais envie de me confronter à d’autres artistes, de sortir de ma zone de confort. C’est aussi une manière de continuer à dépasser mes blocages intérieurs. Ce type d’événement pousse à se révéler, à aller plus loin dans la sincérité.
Quelle est votre ambition aujourd’hui ?
Devenir un acteur accompli, bien sûr, mais surtout rester fidèle à ce que je suis. Le cinéma et le théâtre sont, pour moi, des moyens de créer du lien entre les gens. Ce sont des métiers profondément humains. J’aimerais transmettre des émotions, comme celles que j’ai reçues en étant plus jeune. Toucher, faire réfléchir, faire vibrer.
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