Du 1er au 31 octobre, le Shangri-La Paris transforme l’automne en saison de tous les appétits. Taste of Shangri-La invite les gourmets à traverser, en trois étapes, l’identité culinaire de cet ancien hôtel particulier du Prince Roland Bonaparte – un dialogue permanent entre art de vivre français et hospitalité asiatique, ici décliné dans l’assiette.
Premier arrêt : Maison Roland, le bistrot parisien de la maison, où l’on revient aux classiques avec tendresse. Soupe de saison, onglet de bœuf sauce au poivre, filet de truite à l’oseille et tombée d’épinards – puis, en clôture, l’île flottante maison, douceur d’enfance revisitée. Un menu en trois temps à 78 €, hommage à une cuisine française sans esbroufe mais pleine de caractère.
Changement de registre aux Salons du Prince, espace confidentiel qui cultive la légèreté et la fraîcheur. Le tartare de thon, avocat et vinaigrette au citron kalamansi, ouvre le bal ; le filet de bar vapeur, sauce lait ribot, œufs de saumon et riz aux agrumes, le prolonge avec élégance. Comptez 85 € pour ce voyage tout en finesse, où chaque assiette semble pensée pour la lumière parisienne.
Le point d’orgue du mois revient au Shang Palace, référence de la gastronomie chinoise dans la capitale, qui déploie un menu dégustation en six temps (88 €). Raviolis de homard, Xiao Long Bao de poulet, bao croustillant au bœuf Wagyu, nouilles Dan Dan aux cacahuètes et sésame : un parcours qui condense décennies de savoir-faire cantonais et pékinois, avant une note finale sucrée de mangue et noix de coco.
Au-delà des trois tables, Taste of Shangri-La dit quelque chose de plus large sur la maison elle-même : un établissement classé aux Monuments Historiques, où les cent chambres et suites regardent la Tour Eiffel comme un secret bien gardé, et où le spa Chi prolonge l’expérience dans une parenthèse de sérénité presque rituelle. Le Bar Botaniste, lui, reste le rendez-vous discret des Parisiens en quête d’un verre après dîner.
Ce mois gastronomique s’inscrit ainsi moins comme une opération événementielle que comme une invitation à comprendre le Shangri-La Paris dans sa totalité : une maison où la haute gastronomie chinoise et le bistrot français cohabitent sans jamais se concurrencer, portée par une même exigence de savoir-faire. De quoi transformer un simple dîner en véritable exploration – et donner à l’automne parisien un supplément de gourmandise.